
A la rencontre d’Antoine de Maximy, auteur de J’irai dormir chez vous sur France 5. Paris le 13 décembre 2010.
Bastien Simon : As-tu déjà eu affaire à des situations un peu difficiles dans ton travail ?
Antoine De Maximy : Oui. Oui j’ai eu quelques moments difficiles mais je trouve que si on compare le temps et le nombre de fois où je suis allé à la rencontre des gens dans des endroits un peu bizarres, un peu louches etc et le nombre de problèmes que j’ai pu avoir, j’ai très peu eu de problèmes. A la Nouvelle Orléans je suis allé dans les mauvais quartiers avec les petites caméras et tout ça ça a été un peu difficile.
BS : A cause du matériel un peu voyant…
ADM : C’est-à-dire que ça pouvait déraper. Tu sais là on peut pas dire là c’est dangereux là c’est pas dangereux. C’est une espèce d’échelle de pas dangereux du tout, genre chez toi, et encore tu peux te faire attaquer chez toi, et le terrain en guerre où tu vas. Il y a tout un éventail. En fait, dangereux, c’est être au mauvais endroit au mauvais moment avec les mauvaises personnes dans un mauvais état d’esprit. Quand tout ça est réuni les risques qu’il t’arrive quelque chose de pas bon sont beaucoup plus grands. Quand tu vas dans un endroit qu’on te dit un peu ‘craignos’ et que tu y vas et que t’as la pêche, que c’est en pleins milieu de l’après-midi et que tu ne tombes pas sur des gens particulièrement… au moment où ils ont justement envie d’agresser quelqu’un, il y a de fortes chances que ça ce passe bien. Même si t’es dans un endroit un peu difficile.
BS : Est-ce que tu les recherche ces situations un peu difficiles de temps en temps ?
ADM : Euuuh des… bah de temps en temps mais très peu. J’essaye de pas trop le faire.
BS : Dans ton film J’irai dormir à Hollywood on voit très bien à un moment donné que tu ne dois pas aller à un certain endroit et tu y vas.
ADM : Je pensais que c’était jouable premièrement, et deuxièmement j’ai pris un peu plus de risques sur ce film là parce qu’il me tenait à cœur, parce qu’il sortait au cinéma. Mine de rien c’était une marche. Je passais de la télé au cinéma, un grand film, distribué par Disney. Donc oui j’ai pris un peu plus de risques.
BS : Est-ce que tu t’es déjà retrouvé dehors, à dormir dehors ? T’as des solutions de secours ?
ADM : Alors j’ai dormis un peu dehors une fois sous une moustiquaire au Mali. C’est-à-dire dehors mais j’avais une moustiquaire, mais elle ressemble à une tente, et s’il pleut t’es mouillé, c’est une moustiquaire. Mais ce qu’il faut savoir et je le dit, c’est dit dans plusieurs épisodes comme le Chili, l’Ethiopie, comme euuuuh Madagascar etc… Moi je voyage tout seul, Y’à pas de mensonges là-dessus. Je suis tout seul. Y’à pleins d’émissions où tu vois un mec tout seul et en fait il a une équipe. Moi je suis vraiment tout seul. Et donc j’ai des bagages. Quand j’arrive dans un pays je prends une chambre d’hôtel. Je vais poser mes affaires et c’est après seulement que je vais à la rencontre des gens. Ca c’est dit dans plusieurs épisodes, c’est pas un secret. Par contre y’à eu quelques fois comme au Chili entre autre où j’ai pas pris de chambres d’hôtel, je me suis lâché des deux mains, c’est-à-dire que j’ai pas pris forcément toutes mes affaire. J’ai pu les laisser mais à 200 kilomètres et je suis parti en moto. Là je ne sais pas où je vais dormir. Donc là c’est des fois où je me lâche un peu. Mais je m’en suis toujours sorti.
(silence)
C’est pas compliqué en fait. Ce que je fais y’en a pleins qui le font. Simplement on en parle pas parce qu’ils ne se filment pas, y’à pas d’images etc… Des mecs qui se baladent et qui ne savent pas très bien où ils vont dormir le soir, qui ont un sac à dos, qui dorment chez les gens y’en a pleins, donc c’est vraiment pas un exploit
