dimanche 29 mars 2009

assemblage repositionnable, 'la cage', sujet post it






La cage et son volatile animé, sorte de représentation de la masse et du sensible qui se confrontent et s'opposent.

vendredi 27 mars 2009

Le pouvoir du pourquoi...


samedi 1h58

Dans la vie on se pose beaucoup de questions, peut être même un peu trop. J’appelle ça les futilités de la vie. Futiles car stoppeur. On se dit oui et après le peut être refait surface, en sachant que celui ci ramène souvent au non. J’ai le désir de me dire que non, ce non n’est pas acceptable, il freine, bloque. Apprendre à le combattre mérite réflection. Et pourquoi ce non me barre l’espoir de connaitre l’inconnu ? On dit souvent que le risque est à prendre, et que sans celui ci, on n’est rien, on se meurt.
Je me dit souvent qu’un discour, une parole, peut changer une vie, en tout cas je l’espère. L’espoir de tenir des promesses, d’aller en direction du bourbier qui retient la marche. Cet échange de paroles est un pas de plus. On en a besoin, on le récolte, on en redemande.
J’ai toujours aimé cette citation qui dit que l’on est des univers passager dans un univers qui s’éternise. Mais alors, pourquoi donc donner tant d’espérance dans cette éphémérité ? J’ai envie de rapprocher ça au terme ‘vivre’, vivre et non pas survivre. Il faut alors prendre la tangeante, ce dire que l’on est pas seul, que l’on est attendu quelque part dans cet univers qui perdure et que l’on en est capable.
Dis moi que tu en est capable et je te dirais vas y. Fais moi rêver et porte moi, ou c’est moi qui te porterai.
Aller à l’encontre d’une certitude, c’est soi même se porter. Monter trois marches et chuter d’une pour mieux remonter.
Se poser trop de questions revient aussi à évoluer. On se questionne sur notre place dans le monde à un moment donné ce qui revient à ce placer. On s’immisse tel qu’on le peux sans trop savoir pourquoi, nos diverses expériences vont alors nous repositionner. Il faut alors tenir sur ses jambes.
A cette heure, la question du sommeil ne doit plus se poser.
J’ai sommeil, j’y vais ?

mercredi 25 mars 2009

Le pourquoi du parce que...



lundi 2h30 du matin.

Pour moi l’art c’est l’art de se faire plaisir, et de faire plaisir aux autres. C’est mettre en forme les images que l’on se projette et les questionnements de tous les jours. C’est le désir de faire partager des ressentis, d’emmener le spectateur dans des espaces de rêves et de poésies mais aussi de les placer devant leurs propres réalités. Je suis une sorte de rêveur les pieds sur terre. Une sorte de volatile qui bat des ailes les pattes enfouies et engluées dans une terre d’argile. Ici je construis, détruis et reconstruis jusqu’à épuiser la matière, donnant lieu à une sorte de laboratoire de recherches dont les bases sont multiples.

Toute chose est éphémère et vouée à disparaitre, telle est ma conception de la vie. On nait, on vit puis on meurt, d’où l’envie d’évasion quelque fois. On lutte face aux hasards de la vie. Les éléments qui nous entourent dépérissent, se creusent, se trouent et se fissurent. Dans mon installation «Volatile» (2009), je représente par des sortes de spasmes ou de sursauts avant la mort, des ‘volatiles’ qui sont comme des états naissants ou mourants. Cette vision fragile de la vie et des êtres est ici représentée par l’assemblage hasardeux et rudimentaire des objets de récupérations. Derrière cet aspect ludique et rêveur de ces machines ce cache le reflet de la mort lente, du côté tragique de certaines situations et du désir de liberté... Dans une autre installation «micro mobilité» (2009), on retrouve encore l’idée de l’être fragile, qui, de toutes ses forces, tente de s’extirper d’une situation pesante, son énergie étant fournie par une pile, il est voué en quelque sorte à mourir. C’est une sorte de lutte de tous les jours face aux divers événements de la vie.

J’ai ce besoin de toucher la matière, de détourner des objets de récupérations pour les rassembler et donner cet aspect hasardeux qui forme mon travail. J’essaye, en sorte, de leur donner une seconde vie. J’aime sentir le poids du passé sur une pièce métalique, les couleurs qui se forment avec le temps, cet état de décomposition.

La violence sous toutes ses formes me tracasse. Pourquoi représenter ce que l’on deteste ? Haïr une certaine façon d’être et de penser. C’est vouloir en parler pour peut être mieux la combattre. En détruisant de petites formes animées et sensibles je place le spectateur comme voyeur et témoin d’un drame, montrer toute la fragilité des êtres que nous sommes (projet en cours). L’imprévu, l’instant tragique. Ouvrir les yeux face à un monde qui souvent nous dépasse et nous fait réagir.
Tout comme dans mes installations, je retrouve dans le dessin cette part d’imprévu. Le dessin me permet de retranscrire une sorte de captation de la disparition violante d’êtres vivants. Là encore le côté hasardeux des masses créé l’ambiguité. La finesse du trait créée une sorte d’élégance filaire et sensuelle dans l’animal. Cependant, on retrouve à chaque fois au final une forme venant écraser tout le reste. Cet acte brutal vient préciser la nature violente du sujet, soit par la représentation d’une blessure, de grilles ou de formes géométriques. J’essaye ici de représenter la douleur et la fragilité du corps.

L’art est une sorte de manifestation en quelque sorte. Pour moi il se base sur ce que l’on est et ce que l’on voit. Voire c’est ce placer dans un contexte bien précis et actuel, c’est parler des choses simples et complexes qui nous entourent, percevoir la lumière qui dévoile l’inconnu.

La couleur dans mon travail photographique joue un rôle important, ponctuant de part et d’autre des zones de vie dans des univers souvent sombres et froid. Elle nous renvoit à une part de mystère et d’espoir, mais aussi à certaines réalités de la vie (abandon, misère, marques du temps, catastrophes). Dans ces photographies les espaces sont réduits, comme cernés et soulignant l’enfermement («Stalkers», 2009). Tel l’infini dévorant les étoiles, l’oppression est frappante.

Lier travail et plaisir est pour moi primmordiale. Le plaisir des yeux m’importe énormément, même si la question du beau reste très vaste. En général je parle de nous, de ce que nous sommes et ce à quoi nous tentons de parvenir. Pour moi l’art est un moyen d’extérioriser mes pensées, de les forger et d’atteindre une sorte de quête personnelle («parenthèse» voyage en canoë, 2008), de questionner le monde qui m’entoure et notamment de me former les miens. Au final, une part d'espoir est toujours envisageable...

Bastien Simon 3e A

mardi 24 mars 2009

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Présentation pour le Metzbau de "volatile metzbau"

dimanche 15 mars 2009

" volatile 16 " (fil de fer, métal, moteur, fil, poulie)


Voilà, les 16 machines sont finis, il ne me reste plus qu'à cabler tout ça et installer les piles. Deux "automates" (boitiers d'ouverture et de fermeture de courant à 8 sorties) vont me permettre de faire fonctionner le tout sur des temps différents. Exemple, donner du courant sur 2 secondes toutes les 30 secondes. Chaque machine aura un temps particulier, ce qui donnera une diversité de mouvements aléatoires sur le mur.

vendredi 13 mars 2009

L'autre côté (atelier 210)

volatile metzbau

Cette sorte d'adéquation entre un vautour et un moustique marque ici l'impossibilité d'échapper à un lieu. Comme coincé, perdu, il tente de se mettre sur ses pattes ou de battre des ailes pour pouvoir avancer et s'extirper d'un monde qui lui est inconnu. Là encore l'idée de vie et de mort est bien présente. Avons nous affaire à une élévation ou un effondrement de l'être ici présent ?






Sculpture réalisée sur 3 jours pour le projet Metzbau dans la galerie de l'école supérieure de metz métropole qui ouvrira ses portes le jeudi 26 mars 2009.


jeudi 5 mars 2009

" volatile 15 " (fil de fer, métal, moteur, fil, aimant)


Sorte de spasmes ou de sursaut avant la mort, tous ces volatiles sont comme des états naissant ou mourant. Cette vision fragile de la vie et des êtres est ici représenté par l'assemblage hasardeux et rudimentaire des objets de récupérations. Derrière cet aspect ludique et rêveur de ces machines ce cache le reflet de la mort lente, du côté tragique de certaines situations et peut être fataliste de la vie...

Le tout dans l'atelier Bastien Simon 2006/2007