lundi 31 janvier 2011

NEW YORK


Voyage, NEW YORK, du 6 au 13 février 2011. Base de travail.

Adaptation d'une des histoires de Lee Stringer, ex sans-abri de NY dans les années 90, tirée de son livre "GRAND CENTRAL WINTER, STORIES FROM THE STREET" ("Un hiver à New York")

Le texte en voix off sera lu par une personne rencontrée sur place, en anglais.

mardi 25 janvier 2011

CEUX QUI MARCHENT CONTRE LE VENT


Cliquez sur ce lien pour vous rediriger vers Flickr afin d'avoir une meilleure vue des textes et des photos.


Mises en scènes photographiques entre fiction et réalité du monde des sans-abris . Accompagnées de textes documentaires ces photographies représentent une certaine idée de l'errance et de la marginalité de ceux qui n'ont rien et qui ne sont plus rien au regard de la société. Toujours sur la même idée que mes réalisations vidéos, les textes viennent apporter des témoignages poignants et un retour brutal à la réalité de ces hommes et femmes de la rue. Je tente ici, par le biais de la mise en scène, de me placer à l'extérieur d'un monde qui m'est inconnu. Ces personnes dérangent et c'est en cela qu'elles m'intéressent.

Série photographique réalisée de nuit en format 16/9.

Le Monde, article du 1 février 2011, plus de 3.6 millions de mal-logés et sans-abri en France.










Crédit photo :

Chefs opérateurs : Bastien Simon, Julien Matoska
Modèle 1 : Camille Puget
Modèle 2 : Jaime Lopez
Modèle 3 : Julien Matoska.
Remerciements à Ivan Lopez, Quentin Crumbach pour l'aide technique et Lucile Matter pour l'aide aux retouches photographiques.
Texte 1 : Anne Calife "Conte d'asphalte"
Texte 2 : Patrick Declerck "Le sang nouveau est arrivé" (texte retravaillé)
Texte 3 : Christian Adam, sans-abri de Nancy, texte tiré de "La douceur dans l'abîme, vies et paroles de sans-abri"
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samedi 22 janvier 2011

A VENIR...

-Rencontre avec Jean-Pierre Barrier, sans-abri de Nancy qui a travaillé avec François Bon pour son livre "La douceur dans l'abîme, vies et paroles de sans-abri" en 1998.

- Série photographique en relation avec mon prochain court-métrage, "Ceux qui marchent contre le vent", accompagnée de textes du livre de Patrick Declerck "Le sang nouveau est arrivé, l'horreur SDF"

- Nouveau montage de la vidéo "C'est pas moi c'est les autres, Antoine de Maximy"

mardi 11 janvier 2011

"C'EST PAS MOI C'EST LES AUTRES, ANTOINE DE MAXIMY"

A côté de mes réalisations de films de fictions j'engage depuis peu un travail sur l'idée de rencontre de ceux qui errent. Qu'ils soient sans-abri, voyageurs, connus ou inconnus leurs histoires m'intéressent. "C'est pas moi c'est les autres" est donc une sorte d'archivages de paroles, de partages, de questionnements et de récits de marginaux ou de voyageurs.

jeudi 6 janvier 2011

1MN30 AVEC ANTOINE DE MAXIMY (sons)


"Réalisateur, présentateur et cameraman, il s’est rendu dans quatre-vingts pays en vingt ans de carrière. Spécialiste des voyages à l’étranger – actualités internationales, films animaliers et expéditions scientifiques - il a réalisé ou présenté une trentaine de documentaires, dont Animal Zone, Zone sauvage, Les nouveaux mondes, Emmenez-moi (coproduite avec le Routard) et Au-delà des dunes sur France 2, ainsi que J'irai dormir chez vous sur France 5."

mercredi 5 janvier 2011

Antoine de Maximy


A la rencontre d’Antoine de Maximy, auteur de J’irai dormir chez vous sur France 5. Paris le 13 décembre 2010.

Bastien Simon : As-tu déjà eu affaire à des situations un peu difficiles dans ton travail ?

Antoine De Maximy : Oui. Oui j’ai eu quelques moments difficiles mais je trouve que si on compare le temps et le nombre de fois où je suis allé à la rencontre des gens dans des endroits un peu bizarres, un peu louches etc et le nombre de problèmes que j’ai pu avoir, j’ai très peu eu de problèmes. A la Nouvelle Orléans je suis allé dans les mauvais quartiers avec les petites caméras et tout ça ça a été un peu difficile.

BS : A cause du matériel un peu voyant…

ADM : C’est-à-dire que ça pouvait déraper. Tu sais là on peut pas dire là c’est dangereux là c’est pas dangereux. C’est une espèce d’échelle de pas dangereux du tout, genre chez toi, et encore tu peux te faire attaquer chez toi, et le terrain en guerre où tu vas. Il y a tout un éventail. En fait, dangereux, c’est être au mauvais endroit au mauvais moment avec les mauvaises personnes dans un mauvais état d’esprit. Quand tout ça est réuni les risques qu’il t’arrive quelque chose de pas bon sont beaucoup plus grands. Quand tu vas dans un endroit qu’on te dit un peu ‘craignos’ et que tu y vas et que t’as la pêche, que c’est en pleins milieu de l’après-midi et que tu ne tombes pas sur des gens particulièrement… au moment où ils ont justement envie d’agresser quelqu’un, il y a de fortes chances que ça ce passe bien. Même si t’es dans un endroit un peu difficile.

BS : Est-ce que tu les recherche ces situations un peu difficiles de temps en temps ?

ADM : Euuuh des… bah de temps en temps mais très peu. J’essaye de pas trop le faire.

BS : Dans ton film J’irai dormir à Hollywood on voit très bien à un moment donné que tu ne dois pas aller à un certain endroit et tu y vas.

ADM : Je pensais que c’était jouable premièrement, et deuxièmement j’ai pris un peu plus de risques sur ce film là parce qu’il me tenait à cœur, parce qu’il sortait au cinéma. Mine de rien c’était une marche. Je passais de la télé au cinéma, un grand film, distribué par Disney. Donc oui j’ai pris un peu plus de risques.

BS : Est-ce que tu t’es déjà retrouvé dehors, à dormir dehors ? T’as des solutions de secours ?

ADM : Alors j’ai dormis un peu dehors une fois sous une moustiquaire au Mali. C’est-à-dire dehors mais j’avais une moustiquaire, mais elle ressemble à une tente, et s’il pleut t’es mouillé, c’est une moustiquaire. Mais ce qu’il faut savoir et je le dit, c’est dit dans plusieurs épisodes comme le Chili, l’Ethiopie, comme euuuuh Madagascar etc… Moi je voyage tout seul, Y’à pas de mensonges là-dessus. Je suis tout seul. Y’à pleins d’émissions où tu vois un mec tout seul et en fait il a une équipe. Moi je suis vraiment tout seul. Et donc j’ai des bagages. Quand j’arrive dans un pays je prends une chambre d’hôtel. Je vais poser mes affaires et c’est après seulement que je vais à la rencontre des gens. Ca c’est dit dans plusieurs épisodes, c’est pas un secret. Par contre y’à eu quelques fois comme au Chili entre autre où j’ai pas pris de chambres d’hôtel, je me suis lâché des deux mains, c’est-à-dire que j’ai pas pris forcément toutes mes affaire. J’ai pu les laisser mais à 200 kilomètres et je suis parti en moto. Là je ne sais pas où je vais dormir. Donc là c’est des fois où je me lâche un peu. Mais je m’en suis toujours sorti.
(silence)
C’est pas compliqué en fait. Ce que je fais y’en a pleins qui le font. Simplement on en parle pas parce qu’ils ne se filment pas, y’à pas d’images etc… Des mecs qui se baladent et qui ne savent pas très bien où ils vont dormir le soir, qui ont un sac à dos, qui dorment chez les gens y’en a pleins, donc c’est vraiment pas un exploit

Le tout dans l'atelier Bastien Simon 2006/2007